mardi 29 avril 2014

Un gateau littéraire

un moyen de dévoiler un petit pan de son univers de lecteur... 
A travers nos réponses nous partageons nos goûts et nos découvertes...
  
C'est Alison qui a lancé ce tag sur la blogosphère française sur une idée de la chaîne suddenlylorna, reprise par de nombreuses blogueuses anglo-saxonnes …  un chocolat dans mon roman a tagguée  Mypianocanta  qui à son tour a tagguée Ramette qui m'a tagguée... Vous suivez toujours ?
Il s'agit de créer une recette à base de livres afin de confectionner un gâteau littéraire.
Voici la recette :

Prenez un peu... prenez un peu de pâte 
Prenez en guise de farine un livre dont l'histoire a été lente à démarrer mais dont la suite se révèle prenante :


Moi qui ai adoré tout le cycle de l'Ecumen d'Ursula Le Guin, Le dit d'Aka a été une difficile et lente plongée pour au final se révéler un émerveillement à chaque page tournée ! Je pense que c'est un livre que je relirais de temps en temps et dont le lent début sera dorénavant source de mise en condition ! 

Ajoutez le beurre : une intrigue riche et bien ficelée

Incontestablement le meilleur dans cette catégorie à mes yeux ! Lu et relu pour à chaque fois m'être posé cette même question en fin d'ouvrage; "Mais où me suis-je faite avoir ??" 

Mélangez le tout avec les œufs : 
un livre que vous pensiez détester et qui finalement fut un coup de cœur 


Les policiers ça n'est pas ma tasse de thé... mais les policiers déjantés si ! Entre la mémé ravagée et le policier as been... Que du bonheur cette impertinente fable noire !

Ajoutez le sucre : un livre "doudou" qui vous a fait passer un moment de douceur dans ce monde de brutes

C'est doux, c'est tendre, entre des logiques d'adulte encore enfant du narrateur et des croyances de l'enfant. Un joli conte de fée moderne et ancré dans des vies de grands !

Après avoir mis notre gâteau au four nous ressortons notre œuvre d'art gastronomique pour la laisser refroidir. Il est temps de décorer notre gâteau littéraire :)

 Tout est dit ici, mais pour résumer, un conte initiatique lumineux, sensuel, fait de peintures et d'intuitions. 

Choisissez comme glaçage un livre qui réunit tous les ingrédients nécessaires pour que vous l'aimiez :


De la science-fiction anthropologique, l'inde et ses dieux, de l'humour, une intrigue passionnante, un effet miroir avec le lecteur; un chef d'œuvre de la sf qui me tarabusque encore six mois plus tard... J'en ferai certainement une chronique un de ces quatre !

Puis parsemez de pépites colorées : un livre qui donne la pêche lorsque vous avez le moral dans les chaussettes

 Libre de droit et donc trouvable gratuitement sur le net, le dictionnaire impertinent est drôle et cruellement moqueur; un délice !

Pour finir, la cerise sur le gâteau : le livre que vous avez le plus aimé en ce début 2014

 

 L'amour, la laideur, le destin, la bonté ou la destinée sont-elles innées ou acquises ? Le sacré est-il ce point où les extrêmes se rejoignent pour n'être que les facettes de mêmes objets et réalités ?

Ce conte initiatique est un mythe de la caverne revisité à l'échelle d'une vie et d'une humanité.
Plus qu'une lecture c'est à mon sens une expérience à la fois intellectuelle et mystique; Ungit (déesse sauvage païenne) et Socrate réunis en une seule pièce. 

A mon tour de tagguer les curieuses qui viennent par là : Langue Déliée, Azur Meditéranée, Le livre monde et Au fil des pages !  N'hésitez pas: si vous aussi vous vous amusez à le faire mettez moi votre lien en commentaire ! 

dimanche 27 avril 2014

Monde sans oiseaux de Karin Serres

 
Petite maison face au lac. Cabane de planches au ras de l'eau. De l’intérieur, on voit le jour entre les planches, il dessine des lignes qui restent devant les yeux quand on regarde ailleurs, après. Du néon sans matière, du feu rayé sur les choses. 
 

Si vous ne lisez que ces lignes;

Une merveille, un éblouissement de poésie. La délicatesse y croise la profondeur sourde des pensées et de l'eau noire, tandis qu'une vie passe comme un vol d'oiseaux... Un futur étrange, parsemé des lumières des cochons fluorescents, un futur pas si éloigné de nous, qui nous ressemble tellement... Ou bien est-ce une réalité alternative ?


Karin Serres

Née en 1967, Karin Serres écrit depuis toujours. Elle est aussi illustratrice, traductrice, décoratrice, costumière et metteuse en scène de théâtre. 

Touche à tout,  Karin Serres saisit aussi toutes les occasions pour croiser son expérience avec celle d’autres écrivains, artistes ou programmateurs : co-fondatrice de LABOO7 (réseau de travail et de réflexion autour du théâtre contemporain européen pour la jeunesse) et des COQ CIG GRU (collectif agitateur d’écriture), membre d’H/F, experte-résidente de THOPIC (Theatre Open Platform for International Cooperation), jurée du Grand Prix de Littérature Dramatique, elle travaille aussi avec la Convention Théâtrale Européenne, la Banff playRite Colony, la Maison Antoine Vitez, la Mousson d’Été, Nova Villa, les BIS, Aneth, La Scène… et divers théâtres et compagnies. 

Karin Serres a été autrice associée au théâtre de l’Est parisien durant la saison 2003-2004, et l’est actuellement à Nova Villa (Reims) et l’Archipel (Granville). Elle est aussi marraine d’écriture du Théâtre du Rivage (Saint Jean de Luz) et du Centre Culturel Théo Argence (St Priest).

Le pitch

   
Petite Boîte d’Os  est la fille du pasteur d’une communauté vivant sur les bords d’un lac nordique, on ne sait trop où.  Son nom, elle le tient d'une réflexion philosophique qu'à eu son père le jour de sa naissance... 

Elle grandit dans les senteurs d’algues et d’herbes séchées, entourée des cochons génétiquement modifiés au sein d'une famille aimante, composée de ses deux parents et de son frère ainé. Intelligente et curieuse de tout, Petite Boîte d'Os devient une adolescente romantique aux côtés de son amie Blanche.

Dans ce monde à la beauté trompeuse, se profile le spectre d’un passé enfouit où vivaient des oiseaux, une espèce aujourd’hui disparue. Le lac, d’apparence si paisible, est le domaine où nagent les cochons fluorescents, et au fond duquel repose une forêt de cercueils, dernière demeure des habitants du village. 

Elle découvre l’amour avec le vieux Joseph, revenu au pays après le « Déluge », enveloppé d’une légende troublante qui le fait passer pour cannibale.

Une histoire d’amour fou aussi poignante qu’envoûtante, un roman écrit comme un conte, terriblement actuel, qui voit la fin d’un monde, puisque l’eau monte inexorablement et que la mort rôde autour du lac…

 La vie est cyclique. La barbe pousse sur les joues de Jeff qui la rase, elle repousse. Il la rase, elle repousse. L’armée de poils perce la peau du menton et des joues de Jeff, me pique les lèvres quand je l’embrasse et m’embrase. La vie est ronde. On se regarde, face à face, tellement près. On se connaît par cœur, on se redécouvre sans arrêt
 

Ce que j'en ai pensé

 
Rendre poétique un récit, ou mettre en récit de la poésie, voilà une tache ardue. Fait d'éblouissements, de petits bouts de joies ou de peines d'un quotidien qui nous échappe par moment et qui reste pourtant si proche, c'est d'une poésie de haïku qu'est fait ce récit superbe. En cela, Monde sans oiseaux m'a fait penser au sublime Le poids du papillon d'Erri De Luca, ou  encore à  Le vielle homme et la mer d'Ernest Hemingway: il y a du naturalisme dans cette écriture, sans pour autant taxidermer la réalité.

Posé au bord de l'eau tout comme le village de Petite Boîte d'Os, le récit qu'elle nous fait de sa vie coule doucement, passant des éblouissements du miroitement des joies et espoirs de sa vie au sombre des profondeurs du lac et des esprits. Sans jamais poser de jugements de valeurs, le constat d'une vie sans faux-semblants ou romantisme bourgeois. Petite Boîte d'Os nait,  Petite Boîte d'Os vie,  Petite Boîte d'Os aime, Petite Boîte d'Os vieillit. 

Ce roman se déroule dans un futur proche ou éloigné de nous, ou peut-être dans une réalité alternative, et au final, peut importe. C'est en cela que réside une des forces principales de ce roman; peu importe. Les détails, la langue parlée, la raison de l'état du monde, le temps écoulé: peu importe. Seule importe la vie de Petite Boîte d'Os, interne et externe, seule importe la vie dans sa beauté parfois cruelle. 

A mis chemin entre une sagesse paysanne et des envies de femme libérée, Petite Boîte d'Os pourrait aussi bien être du lac Titicaca, et d'une civilisation andine, que des fjords énoncés brièvement en début de roman. Et pourtant, à aucun moment je n'ai senti de volonté chez l'auteure d'universaliser son héroïne, de sensibiliser son public aux soucis que posent la modernité ou le réchauffement climatique. Peintre d'une vie, à la Maupassant, Karin Serres se fait absente de son propre livre, laissant la place entière à son héroïne et aux paysages qu'elle dépeint. Point d'égo de l'écrivain; juste une voix qui vous chuchote ses rêves et ses envies, qui vous confie ses tristesses aussi. 

Mais réduire ce récit à cette simple dimension serait  le trahir. 

L'amour simple et vrai vécut par Petite Boîte d'Os est rafraichissant dans notre société de midinettes, et fait une ode au couple construit sur la longueur, brisant le cycle épuisant des coups de foudres habitant toute la littérature actuelle. Un amour profond, riche comme la terre sombre du potager de Jeff, personnage secret et humain.
 
De la dentelle de lumière,  un souffle de vie. Au final, peu importent les feuilles, le temps ou même les pensées; seuls restent les cadavres rongés et l'amour qui vibre dans le vent....

 Maman nage lentement au milieu des cochons qu'elle a réveillés, son sillage brillant la suit comme une queue. Elle plonge. Dans un chapelet de bulles, ses fesses rondes et pâles brillent sous la lune comme la tête d'un monstre joufflu, puis maman remonte, rit, 
et, sur la berge, papa lui tend une serviette. 

 

En résumé...   

Les plus;  

  • Une écriture simple, sans fioritures, poétique,
  • une histoire belle, un amour vrai, un monde étrange et dépaysant,
  • un ancrage au réel des sentiments et du vécus.

Les moins; 

  • Un manque d'explications et de scientificité qui frustreront les férus de hard sf,
  • une histoire d'amour qui vous frustrera si vous êtes en quête  de  romanesque,
  • un rythme lent, intimiste qui pourrait agacer ou en rebuter certains. 

 

En conclusion; 

Un coup de foudre littéraire pour moi: point de vue qui reste très subjectif malgré de nombreuses critiques allant dans ce sens un peu partout. Touchant à l'être intime et aux plus profondes sensations, ce roman est pour moi une merveille littéraire, sans pour autant être un roman de science fiction à part entière. Une écriture simple et lente que je vous enjoint à découvrir si ma critique vous en a donné l'envie. 


cités dans cet article ;

 



 

pour aller un peu plus loin ; 

Des écritures simples, du vécu, de la poésie brute

 

 

 


jeudi 17 avril 2014

Lune et l'ombre tome 1 Fuir Malco de Charlotte Bousquet



J'examine attentivement la peinture: c'est une fille du feu, dont les mèches rouges s'élèvent vers le ciel crépusculaire. Autour d'elle, des personnages figés dans une écorce gris-vert. En légende, les noms de l'œuvre et de sa créatrice: La Llamada. Remedios Varo. 
  Llamada, je ne sais pas ce que cela signifie, mais cela sonne comme lumière.



Si vous ne lisez que ces lignes; 

Un bel objet, autant dans la forme que dans le fond qui est en passe de devenir mon coup de coeur de l'année. Pour petits et grands, ce récit entre roman et conte, passe du grave au leger, des éblouissements de l'enfance aux soucis adultes en un jeu constant de clair-obscur, le tout sur fond de toiles de peintures, faisant appel à l'intélligence des sens présente en chacun d'entre nous.


Charlotte Bousquet

Philosophe de formation, Charlotte Bousquet soutient à la Sorbonne en 2002 une thèse sur les mondes imaginaires, Les mondes imaginaires et le déplacement du réel : un questionnement de l'être humain. 

Depuis 2003, elle a écrit plusieurs articles philosophiques dans des ouvrages collectifs, ai l’auteure de nombreux romans et nouvelles (je vous enjoins à consulté sa page wikipédia !!). 

 Elle a participé du début à la fin en tant que nouvelliste à la création du jeu de rôles COPS

Charlotte Bousquet a créé, avec son époux l'illustrateur Fabien Fernandez (Fablyrr), la maison d'éditions CDS-éditions, dans laquelle elle a dirigé la collection Pueblos (2009/2011)composée d'anthologies destinées à venir en aide aux associations humanitaires et écologiques, le thème étant choisi pour sensibiliser le public et les droits d'auteurs leur étant reversés. La première publication de la collection Pueblos a été l'anthologie L   dont les droits sont reversés à l'association Aurore - La maison Cœur de femmes.

  • Lettres aux ténèbres, roman vampirique,
  • L'Archipel des Numinées, cycle de dark fantasy , prix Elbakin 2010 et le prix Imaginales 2011 (meilleur roman et meilleure illustration) pour le tome 2,
  • La Peau des rêves, pentalogie « young adults », prix Imaginales des Collégiens 2012 pour le tome 1 Nuit tatouée,
  • La trilogie du Cœur d'Amarantha : Les Arcanes de la trahison, pour lequel elle obtient le Prix Merlin,
  •  en 2012 elle écrit Précieuses, pas ridicules, un abécédaire décapant sur le féminisme et les arts. 

 

Le pitch  



Lune a treize ans. Lune voit le monde en noir et blanc. Lune souffre d’une maladie dont nul ne connaît l’origine... Depuis l'arrivée de Malco dans leur vie, à sa maman et elle, Lune perd peu à peu ses sens. Malco est sombre, Malco ternit sa maman et un sentiment d'étouffement menace de l'engloutir chaque fois que ce grand échalas noir s'approche d'elle.

Aucun médecin n'arrive à déterminer une raison à ses pertes de sens: Lune est-elle tout simplement en rejet de son nouveau beau-père ? Terrorisée à l'idée de perdre un peu plus sa mère, Lune tait ses ressentis et dépérit chaque jour un peu plus.

Jusqu’au jour où, chez sa psychologue, l’affiche d’une exposition attire son attention. Pour la première fois depuis longtemps, Lune perçoit de nouveau les couleurs ! Convaincue que le remède à son mal se trouve au musée, la jeune fille décide d’y aller. Mais une ombre malveillante la suit, prête à tout pour l’arrêter. 

Commence alors pour Lune un voyage étrange. De tableau en tableau, l’adolescente découvrira ses pouvoirs et le secret de son passé...


Le jour se léve, remplaçant l'obscurité par une infinité de gris.

Grise ma peau.
Gris, mon ours en peluche. 
Gris, le roman posé sur ma table de chevet.
Gris, la chaise, le bureau, la boîte à bijoux et les étagères.
Et dans la pénombre d'un recoin, de l'autre côté de la porte peut-être, quelque chose m'espionne, prêt à m'engloutir. 



Ce que j'en ai pensé 


 Est-ce un hasard si j'ai eu  besoin de finir ce livre au soleil et entourée de fleurs ? je ne penses pas; ce roman m'a reconnectée avec une joie de vivre et un plaisir simple des sens qui, comme pour Lune, s'amenuisent face aux tracas quotidiens et aux gris de la vie. 

C’est un roman à tiroirs. Un roman fait de couches superposées, à l'image de l'œuvre d'un peintre. Les personnages et le cadre de l'histoire pourraient en faire un roman enfantin quand le fond que sont les péripéties vécues  par Lune en font un roman initiatique; petite Lune devient une jeune-fille, une ébauche de femme, telle une fleur s'épanouissant.

A cela, la couche de fond amène une touche presque psychanalytique, un lavis chamanique, tant cela touche à l'instinctif, aux mémoires sensorielles, aux intuitions justes de l'enfant intérieur, sans que jamais l'auteur ne nous signifie les bornes de sens parsemées tout au long de son récit.

Lune est donc un archétype féminin, dépassant ses 13 ans tout en y collant par moments, connectée à un art éminemment féminin; les tableaux cités et leurs auteures (dont on trouve une biographie en fin d'ouvrage) participent de ce chorus de voix féminines, sans pour autant en exclure le masculin. (deux tableaux sont présents en fin d'article) Par bien des points, Lune et l'ombre m' a fait penser à Alice aux pays des merveilles de Lewis Caroll.

C'est donc à un texte à la fois roman initiatique, enfantin et psychanalytique au sens des recherches de Clarissa Pinkola Estés que j'ai eu affaire. Un délice des sens et un banquet pour tous les étages ! Intellect, imaginaire, ressentis, émotions: tout y est nourris. 

Tout en nous proposant un conte unique, sans figures de style identifiables appartenant à telle ou telle famille (petit chaperon-rouge, cendrillon, blanche neige etc.) Charlotte Bousquet pourrait faire figurer son roman dans les contes décryptés par Bruno Bettelheim dans La psychanalyse des contes de fée. Proche des intuitions d'une Julia Kristeva, l'auteure nous enjoint à la créativité et à la non abnégation de nos émotions dans un texte simple, qui parlera à chacun et chacune selon ses besoins. 

Deux tomes encore à paraitre me font saliver d'avance, même si, en soi, ce premier tome est déjà une réussite. 

Sur quels autres chemins ces prochains tomes me mèneront ? 

Lune découvrira-t-elle les raisons de son existence et l'identité de Malco ? 


Et que deviendra son ami, dans notre monde en gris ? 

Arrivera-elle à faire revenir les couleurs du monde réel ?

 La plume y est légére, le récit halletant, enchainant les embûches tout au long d'une course-poursuite qui ménera Lune vers des rencontres et vérités décisives. Un petit bémol tout de même vis-à-vis de ces révélations, deux particuliérement importantes, qui arrivent un peu trop vite et m'ont paru "flotter" sur le reste du récit, mais rien de bien grave. 

 Au final, je ne regrette qu'une chose; la brièveté du texte, un choix d'édition qui transmute ce magnifique texte en bel objet, faisant se rejoindre le fond et la forme; pagination, police, illustration et choix du papier donnant envie de se plonger dans les aventures de Lune.  

Je remercie donc Babelio et les éditions Gulf stream de m'avoir permis de découvrir cette auteure ainsi que ce roman grâce à l'opération Masse critique. Une chose est sure; vous entendrez reparler de Charlotte Bousquet sur Un livre sur mes lèvres ! 


En résumé...   

Les plus;  

  •  Un texte s'adressant à tous les âges dans un style simple,
  •  Une profondeur qui m'a séduite,
  • un bel objet en soi,
  • une annexe en fin d'ouvrage avec les tableaux et peintres rencontrés,
  • une histoire belle et passionnante que j'ai eu du mal à lacher.

Les moins; 

  • Un texte trop court  malgré ses 193 pages,
  • un encollage du livre qui me parait fragile à terme, 
  •  une course en avant qui pourrait en lasser certains.


En conclusion; 



Un roman qui m'a fait du bien, simple à lire et enrichissant sur tous les points, pouvant s'adresser à tous de 10 à 130 ans ! Une histoire jolie et palpitante, illustrant à merveille le passage de l'enfance à l’âge adulte.



cités dans cet article ;

 



pour aller un peu plus loin ; 







La Llamada- Remedios Varo - 1961


 Untitled- Léonora Carrington - 1952